Chapitre 1 : Dans la peau d'une grosse.

Chapitre 1 : Dans la peau d'une grosse.
Bonjour tout le monde,

Je me lance après reflexion dans un blog dédié à Twilight.Les personnages ne sont en aucun cas les miens (dommage d'ailleurs! hi hi ) mais ceux de Stephenie Meyer.

Le premier chapitre n'est pas très passionnant, je l'avoue mais j'y tenais! Ce n'est qu'une parenthèse dans l'histoire qui va suivre


Avant d'arriver à Forks, je n'étais qu'une jeune fille banale, trop grosse de surcroît que personne ne remarquait jamais.

J'avais toujours été grosse. Ma vie en avait été toujours été plus difficile à cause de cela.

Lorsque je vivais à Phoenix avec ma mère, Renée, ma vie était un enfer. Ne nous méprenons pas, j'adore ma mère. C'est le genre de femme toujours sur-excitée et qui tombe amoureuse comme on change de chemise.

Non, mon vrai problème fût le lycée. Y aller était pour moi un enfer. J'avais droit à des moqueries tous les jours. Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'étais tout sauf populaire. Les gens populaires n'aimaient pas les grosses filles. Je passais le plus clair de mon temps seule. Je n'avais pas un seul ami. Personne. Le plus difficile n'était pas la solitude , non, mais les méchancetés que je subissais constamment. J'ai entendu des milliers de fois des insultes telle que « Bella, la grosse vache » ou « Bella, la baleine ». Du rafiné à souhait.

Je me rappelle comme si c'était hier, le jour où cet abruti de John Stanford m'avait fait croire qu'il voulait sortir avec moi. Je n'y avais pas cru bien sûr. J'étais renfermée mais pas naïve! Qui aurait voulu de moi? Mais, son manège pour me charmer avait duré assez longtemps pour que je me laisse prendre au piège. Résultat : une grosse humiliation. Un vulgaire pari était la cause de son insistance. La moitié du lycée avait été mis au courant et moi, je m'étais juré de ne plus faire confiance à un homme de ma vie. J'en avais pleuré ça oui mais je m'étais aussi promis ce jour là de changer. De devenir la fille que j'avais envie d'être sans que cette barrière de poids ne m'empêche, de prouver au monde que je pouvais vu autrement que comme une grosse.

Pour une fois, la chance avait été avec moi. Ma mère avait décidé de m'envoyer chez mon père à Forks. Une petite ville perdue qui ne ressemblait en rien à la grande ville de Phoenix. J'avais été septique au début mais somme toute, rien ne serait mieux pour prendre un nouveau départ. Plus de John Stanford, plus d'abrutis qui s'acharnaient sur moi dès que l'envie leur en prenait. Mon père, un nouveau lycée (une nouvelle année de seconde que j'avais misérablement ratée), de nouveaux amis peut-etre même et un nouveau corps.

C'était la première chose à laquelle j'avais pensé en sachant que j'allais partir. J'allais mettre les pieds dans la ville en étant une nouvelle Bella. Jolie et plus mince.

Le déménagement était prévu juste avant la rentrée de septembre. Mon père semblait ravi de me retrouver. Il faut dire que depuis ma naissance, je ne l'avais vu que trop peu. Je savais juste que je lui devais mon manque de communication manifeste avec tout autre être humain. J'étais heureuse de le voir moi aussi. C'était mon père après tout!

Il me restait 3 mois avant mon emménagement à Forks. J'avais agi. C'était les vacances d'été. Ma mère et Phil, son nouveau mari, était en voyage. Phil jouait au base-ball et lui et maman voyageaient beaucoup. C'était là, la raison de mon départ à Forks.

Je profitais de cette période de solitude pour pouvoir me prendre en main. Il fallait que je sois belle. Cette pensée me fit sourire. Je m'appelais « Bella » après tout!

Jamais je n'avais fait autant d'effort. Jamais, je ne m'étais senti si motivée.

Au début, je fis un peu d'étirements puis je décidais d'utiliser les machines de Phil. Il y en avaient une salle pleine dans la maison. Je commençais le vélo en faisant un peu plus chaque jour. Je mangeais plus sainement également.

Moi qui n'avait eu jusqu'à présent aucune volonté, je tenais non sans peine mais je tenais.

Au bout de 3 mois, les résultats escomptés furent là : j'avais perdu 10 kilos. Je me regardais devant le miroir. C'était la première mois depuis des mois. Ce que je vis me laissa stupéfaite!

La fille que j'avais devant moi faisait un mètre soixante dix. (J'avais pris 10 bons centimétres cette année là). Elle avait les yeux noisettes, une chevelure ondulée mi-longue et une peau blanche, presque translucide sans défaut. A priori, l'alimentation équilibrée des derniers mois avaient été bénéfiques!
J'observais ensuite ma silhouette. Je devais l'avouer. Je n'étais plus grosse.

J'avais une jolie fille devant moi. J'avais minci harmonieusement. Ce que je voyais, c'était une jeune fille, la poitrine haute, la taille fine et des hanches marquées juste ce qu'il fallait. Mes jambes étaient à présent longues et sans tout ce gras qui m'avaient longtemps pourri la vie. J'étais "pulpeuse" et ça me convenait parfaitement bien.

La fille qui était dans ce miroir était sans contexte, une très jolie fille mais ce n'étais pas moi. Moi, j'étais toujours l'ancienne Bella. Grosse et mal dans sa peau et je n'avais pas réalisé avant que les choses seraient si difficiles à changer...Pour la première fois de toute ma vie, je me suis trouvée jolie. Pas belle, non, ça n'arriverait jamais mais jolie et c'était déjà un grand pas.

Les choses avaient enfin changées.J'espèrais que désormais la vie serait différente mais ce que je ne savais pas à l'époque, c'était à quel point elle allait le devenir.

# Posté le mardi 02 juin 2009 19:39

Modifié le samedi 22 août 2009 12:01

Chapitre 2 : Le départ.

Chapitre 2 : Le départ.



Jusqu'à ce jour là, j'étais pleinement heureuse. Edward faisait partie de ma vie depuis 2 ans maintenant et ma banale vie d'adolescente était bien loin à présent. J'étais "presque" une femme, j'allais avoir 19 ans.

Je m'étais reconstruite à Forks. Fini les moqueries, les insultes. Cela beaucoup aidé à reprendre confiance en moi et au fur et à mesure du temps, j'avais réussi à me sentir bien. La vie était beaucoup plus simple . Aller au lycée n'était plus un calvaire et j'y avais même rencontré l'homme qui un an plus tard était devenu mon fiancé. Mon monde à présent était tout à fait différent. J'étais entourée de vampires qui était devenu ma nouvelle famille. J'aimais Edward du plus profond de mon c½ur et chose que je pensais improbable avant, il m'aimait aussi et d'une façon que je n'avais jamais pensé possible. Il y avait eu cependant cette période horrible dont je ne parlais jamais où il m'avait laissé et où j'avais cru que le monde s'effondrait mais il était revenu et son amour m'avait fait oublié ce passage de ma vie.

La vie était belle près de lui. Notre amour était fort. Enfin, c'est-ce que je pensais jusqu'à ce qu'il me quitte définitivement en cette chaude journée de juin.

Le départ



Nous venions de terminer notre journée au lycée. Journée ordinaire. Les vacances de fin d'année approchaient à grand pas. Tous les étudiants trépignaient d'impatience à l'idée de finir les cours. En ce qui me concernait, l'ambiance survoltée m'indifférait. C'était ma dernière année. En tant normal, j'aurais été excitée à l'idée d'enfin clôturer cette page de ma vie, à l'idée de choisir une université. L'université du Dakota du Nord? Une autre plus prestigieuse? Mais, je n'avais pas eu à me poser ces questions puisque dans quelques semaines devait avoir lui ma transformation. J'allais devenir un vampire. Je devais avouer que l' échéance approchant, je commençais à réaliser ce que j'allais perdre. Tous ces petits riens qui étaient tout de même importants dans une vie. Sentir mon c½ur battre à tout rompre au contact d'Edward par exemple, manger un excellent gâteau au chocolat, sentir ma peau tiède sous mes doigts et même rougir me manquerait. Plus rien ne serait pareil.Sans parler des choses plus importantes telle que devenir une "vraie"femme, avoir des enfants . Je ne serais jamais mère et même si je ne l'avais jamais envisagé auparavant, je ne pourrais plus. J'avais pensé à ma famille aussi. Comment vivrais donc mon père sans moi? Incapable de se faire à manger... Je ne préférais pas penser à ma mère si insouciante. Leurs c½urs seraient brisés de me perdre si jeune...

Seulement, une chose contrebalançait aisément tout cela. Edward et l'idée d'être à ses cotés pour l'éternité. Les choses ne pouvaient être autrement.

Comme tous les jours, Edward m'attendait près de sa voiture. Depuis des mois, Il ne dérogeait pas à cette habitude sauf lors de ses parties de chasse. Je m'étonnais toujours 2 ans après qu'un être aussi parfait puisse m'aimer moi, simple petite mortelle qui plus est maladroite.

A sa vision, mon c½ur s'accéléra. Tout chez lui était parfait. Ses yeux, sa bouche, sa peau, son odeur. Je l'aimais. Plus: j'en étais totalement amoureuse. Il m'avait dit un jour que j'étais sa drogue et bien, c'était la même chose pour moi, une drogue forte et puissante. Un besoin constant de l'avoir près de moi.

En le voyant me dévisager tandis que j'avançais vers lui, je rougis .Ce comportement qui le faisait d'habitude rire le mis mal à l'aise. Je compris alors que quelque chose n'allait pas. Mais quoi?

Je n'arrivais pas bien à déchiffrer son attitude. Il semblait triste. Non, en fait, son regard était froid. Mon sang ne fit qu'un tour. Je connaissais cette réaction. Je l'avais vécu une fois auparavant. La tête me tourna. Je me forçais à respirer profondément et continuer à pas lent vers la voiture.

- « Edward, ll y a un problème? » Lui demandais-je l'air inquiet.

- « Je dois te parler Bella » Me dit-il d'un ton que je lui reconnu à peine. Froid. Sans aucun attachement.

Sa voix était ferme, emplie d'un mélange de remords et de tristesse . Cela ne me disait rien qui ne vaille. Je sentais que les nouvelles n'allaient pas être bonnes.J'allais devenir folle s'il ne me disait pas dans la seconde de quoi il retournait.

- « Dis-moi ce qu'il y a maintenant! Tu me fais peur, bon sang! »

Sans s'approcher de moi comme il le faisait d'ordinaire quand nous nous retrouvions, il me dit froidement :

-« Pas maintenant. Monte dans la voiture. Je t'expliquerais quand nous serons chez toi. »

J'allais protester quand je vis son regard dur, n'acceptant aucune discussion ni compromis. A la vitesse de l'éclair, il m'ouvrit la portière et après lui avoir lancé un regard inquiet, je m'engouffrais dans la Volvo.

Le chemin se fit en silence. Edward était concentré sur le volant et roulait à vive allure tandis que moi, je contemplais le paysage à travers la fenêtre. Je ne voulais pas le regarder sachant que ce que j'allais voir ne me plairait pas. Je sentais les larmes au bord de mes yeux mais je ne devais pas pleurer. Il n'y avait rien de grave après tout. Enfin, pas pour le moment.

Qu'avait-il donc de si important à me dire?

Nous arrivions devant chez moi en à peine quelques minutes qui m'avaient pourtant semblées une éternité.

Il me demanda s'il pouvait rentrer. J'acquiesçais tout en évitant son regard. Je voulais m'en aller, fuir pour ne pas entendre ce qu'il allait me révéler.

Je tirais la chaise de la table de la cuisine et m'assit dessus lourdement. Il fit de même et se plaça en face de moi. Le silence s'installa entre nous. Un silence bien trop pesant. Je devais savoir.

-« Dis moi, Edward!Maintenant! » Ma voie était devenu suppliante.

-« Bella, nous allons partir.»

-« Et nous allons où? » lui-dis-je stupéfaite. Le départ n'était pas au programme avant quelques mois.

-« Pas « on », Bella. Nous. » Me dit-il sans me regarder.

Je tombais des nues. Mes yeux s' écarquillèrent. Je portais mon regard vers lui et le regardait comme si je n'avais pas compris ce qu'il venait de me dire mais au contraire, je n'avais que trop bien compris. Il me quittait. encore une fois.Le cauchemar se répetait.

-« Mais pourquoi? J'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas? Tu ne peux pas partir! Je t'aime. Il est hors de question que tu t'en aille. Pas encore une fois» "Tu me l'avais promis" lui dis-je dans un souffle.

Ma remarque lui fit faire une lègere grimace mais il se reprit parfaitement la seconde d'après.

-« Ma décision est irrévocable, Bella. Tu n'es pas coupable. Ne te reproche rien. Tu es parfaite. Tu seras heureuse sans moi. La vie reprendra son cours. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. N'essaye pas de nous retrouver. Nous allons partir loin. Je veux que tu prennes soin de toi. Ça n'aurait jamais été possible nous deux. » m'avoua Edward d'une voix calme et lente.

Il déposa une enveloppe sur la table devant moi et se leva gracieusement .

Les mots prononcés par Edward n'avaient aucun sens. Je ne les comprenais pas. Ce n'était pas possible. Les larmes coulaient à présent sur mes joues comme si mon c½ur avait compris ce qui se passait alors que ma tête refusait obstinément d'encaisser la nouvelle.

Il s'approcha de moi et m'embrassa sur le front. Nos regards se croisèrent durant quelques trop brèves secondes. Je ne voyais rien dans ses yeux. Aucune émotion. Rien. C'était comme si je ne connaissais pas l'homme en face de moi.

Sans un mot, il sortit à la vitesse de l'éclair de la maison. J'entendis le bruit de sa voiture puis le calme absolu.

J'étais toujours assise sur la chaise. Tout ça ne pouvait être possible. Je devais faire un de ces cauchemars. Je me pinçais pour confirmer ce que j'espérais de toutes mes forces. Je me pinçais si fort que je poussais un cri de douleur. De toute évidence, je n'étais pas endormie.

Je me levais de la chaise précipitamment. Une vieille douleur que je ne connaissais que trop bien venait d'envahir ma poitrine. J'avais mal. Les violents sanglots que je ressentais me donnait l'impression que j'allais m'etouffer. Je ne pouvais plus respirer. Il me manquait de l'air. Je ne voyais plus rien. Mes jambes ne me supportaient plus et je m'écroulais sur le sol m'enfonçant dans un profond brouillard.


# Posté le jeudi 04 juin 2009 15:43

Modifié le samedi 22 août 2009 12:15

Chapitre 3.

Chapitre 3.


Quand je repris conscience, il faisait nuit.

Je mis quelques secondes à me souvenir de ce qui s'était passé quelques heures plus tôt.

La douleur me frappa en pleine poitrine.

« Non » murmurais-je. Il ne pouvait pas avoir fait ça. C'était seulement impossible.

« Edward » lançais-je dans un souffle. Je répétais son prénom encore et encore.

Mais à quoi bon? De toute façon, il était parti et j'étais seule. Seule allongée sur le carrelage blanc de ma cuisine.

La journée que j'avais qualifié d'ordinaire un peu plus tôt virait au cauchemar.

Respirant bruyamment, je restais allongée dans le noir. Que faire d'autre? J'étais bien là par terre. Pourtant, il faudrait bien que je me lève. Mon père ne devait pas me trouver là, pas comme ça. Et surtout, je ne voulais pas que tout recommence. J'avais besoin d'encore quelques minutes à n'être là seule à savoir que mon fiancé venait de me quitter pour la seconde fois en deux ans.

J'entrepris de me lever; malheureusement , mon corps non plus n'était pas avec moi. M'appuyant à la table de la cuisine, je me relevais tant que mal, seulement, à peine, posés les deux pieds par terre, je m'écroulais au sol.

Je me sentais vide. Mon corps aussi bien que mon c½ur. Vide.

Les larmes se remirent à couler sur mes joues.

Pourquoi? Pourquoi encore une fois? J'étais une si mauvaise personne pour ne jamais avoir le droit au bonheur?

Les larmes s'étaient transformées en sanglots et me commençaient à me brûler la gorge.

Il fallait que je sois forte. Je pouvais le faire. Je me concentrais le plus possible sur cet effort si ridicule à réaliser en tant normal et qui l'a prenait une proportion incommensurable.

J'eus un petit rire nerveux dû à la situation.

Je pris toute la force qui me restait et arrivais à me traîner jusqu'à ma chambre. Je me laissais tomber sur le lit. Mon corps se positionna en f½tus. A croire qu'il se souvenait parfaitement de cette position que j'avais prise avant des dizaines de fois.

Voilà. Edward venait de me quitter. Parti. Disparu. En moins d'une demi-journée, ma vie venait de s'écrouler. J'avais à nouveau perdu l'homme de ma vie, ma famille et mon avenir.

Un amer goût de déjà vu me parcourut. Les souvenirs se mirent à affluer dans ma tête et les émotions liés son abandon un an plus tôt m'envahirent.

Ce maudit accident de rien du tout qui s'était transformé en cauchemar. Ce jour, là, Alice avait tenu ou plutôt exigé de fêter mon anniversaire. En ouvrant un de mes cadeau, j'avais eu la maladresse de me couper. Chose banale mais pas dans une maison pleine de vampire. Le sang coulait et Jasper aurait sauté sur moi si les autres ne l'en avaient pas empêché. Après ça, Edward avait décidé pour mon bien de sortir de ma vie.

Comme aujourd'hui sans explication qui tiennent la route.

Oh, il était revenu mais 5 mois plus tard et parce qu' il m'avait cru morte.

Je secouais la tête pour chasser ces souvenirs.

Cette période était la plus difficile que j'avais eu à affronter dans ma courte vie et voilà que tout recommençait.

« Tu seras heureuse sans moi. La vie reprendra son cours»

Ses mots raisonnèrent dans ma tête. La colère m'envahit et je prenais le premier objet que je trouvais près de moi pour le lancer contre le mur. La lampe de chevet se brisa en mille morceaux retombant durement vers le sol.

« Etre heureuse! » et comment? Je savais pertinemment que je ne pourrais vivre sans lui. J'avais essayé tant de fois et échoué lamentablement. Il était devenu ma vie et sans lui, elle ne valait plus rien.

***

Le premier soir, j'attendis. Dans un élan d'espoir, je fixais ma fenêtre en espérant le voir surgir comme il le faisait chaque soir. Il ne se passa rien bien évidemment.

Je savais au fond de moi qu'il était parti pour de bon. Edward n'était pas du genre à revenir sur ces décisions. Malgré tout, je tentais de lui téléphoner mais le numéro n'existait plus. Je fis le numéro d'Alice et la réponse au bout du fil fût la même. « Le numéro que vous demandez n'est plus attribué ». Ils avaient disparu.

Ses mots me parvinrent « Ce sera comme si je n'avais jamais existé ». Il avait réussi son coup.

J'étais abattue. Un jour passa puis deux puis trois.

Je passais des heures allongée sur mon lit à chercher le pourquoi de la rupture.

J'avais cru que nous étions enfin heureux surtout après les épreuves que nous avions dû surmonter.

Les derniers temps, Charlie avait réussi à accepter Edward à nouveau tant bien que mal. Mon père ne s'était même pas opposé à nos fiancailles l'année précedente. Bon, ce n'était pas le grand amour entre eux mais mon père le tolérait. Je ne lui avais pas laissé le choix ceci dit. C'était accepter Edward ou me perdre. Il avait préféré rester en bon terme avec moi. . Et en ce qui concernait le « danger », depuis que Victoria était morte, aucune menace n'avait pointé à l'horizon. Même les Volturi n'avaient pas donné signe de « vie » pour s'assurer de la transformation.

Ma transformation. Je réalisais soudain que je ne serais jamais vampire. Enfin, avec la chance que j'avais, peut-être qu'un des Volturi déciderait de ma mort puisque la transformation n'était plus d'actualité. A vrai dire, je m'en fichais.

Edward. Edward. Edward. Son prénom brûlait mes lèvres et occupait ma tête sans cesse.

Au fil des jours, la colère pris le pas sur la tristesse. Il n'y avait aucune raison qui excuse ce qu'il avait fait. Comment avait-il pu me faire ça? Comment ILS avaient osés me laisser?

J'avais mis du temps à refaire confiance à Edward quand il était revenu la mort dans l'âme en me demandant pardon, quand il avait promis de passer le reste de sa vie à mes cotés. Je lui avais pardonné en dépassant ma peur panique d'être à nouveau sans lui, sans ma famille. On s'était fiancé bon dieu! Et dire qu'il avait fait des pieds et des mains pour que j'accepte de l'épouser pour en arriver là, c'était bien la peine, tiens!

Comme j'avais pu être bête! Toutes ses promesses en l'air.

La peine m'envahit alors.

Une idée me traversa. Et s'il était tomber amoureux d'une autre?

« Nous n'avons rien à faire ensemble et tu le sais bien. » m'avait-il dit.

Oui, ça devait être ça. Il devait être amoureux et il avait été trop lâche pour me le dire en face.

Cela devait être une femme de son monde. Elle devait être une beauté fatale à sa hauteur. Pas du tout comme moi. Je me doutais bien qu'il s'apercevrait tôt ou tard de son erreur. Une fille avec qui il puisse vivre pleinement son amour. Peut-être qu'il avait cédé aux avances de cette petite salope de Tanya. Elle qui le voulait depuis toujours. Elle devait bien se foutre de moi, elle qui m'avait toujours détestée.

Voilà, tout s'expliquait.

Cette pensée était comme un coup de poignard dans le c½ur.

Je voulais qu'il soit à moi pour toujours et pourtant, je ne le verrais plus jamais. Je ne deviendrais jamais vampire. Je ne passerais pas ma vie près de Lui.

Quel était donc mon avenir ?

Et bien, c'était simple, je n'en avais pas. Je n'en avais plus.

J'avais réussi à m'en sortir une fois mais je n'aurais jamais la force de me battre à nouveau . Je lui avais tout donné. Mon c½ur, mon âme et il les avait emportés au loin avec lui. C'était fini.

# Posté le mardi 09 juin 2009 17:37

Modifié le samedi 22 août 2009 12:21

Chapitre 4.

Chapitre 4.

Bon ce chapitre là est tout petit mais je pouvais pas faire autrement ! C'est une "entrée en matière" pour la suite :)

Bonne lecture!

En partant, Edward avait fait naître une nouvelle Bella. Une Bella vidée.

Oui, c'était bien là le mot. Vide. Je me sentais sans substance. Je ne me reconnaissais plus. Je pensais vraiment mettre endurcie après toutes les épreuves que j'avais traversé dans le passé mais ce n'était absolument pas le cas.

Moi qui avait pensé être une fille forte, je m'étais trompée. La vie qui depuis deux ans avait un goût de bonheur permanent était à présent une véritable souffrance de chaque seconde.

J'avais eu beau essayé de lutter, de m'accrocher mais rien n'y avait fait. J'étais indifférente à toute chose qui m'entourait.

Mon père n'en pouvait plus de me voir dans cet état. Un zombie traînant dans la maison principalement de la chambre à la cuisine. S'il n'en avait tenu que de moi, j'aurais passé ma vie entière dans chambre. Seule dans le cocon que je m'étais crée. Là, je pouvais pleurer autant que je le voulais sans que mon père me regarde avec un air de chien battu. Il avait eu beau essayer de me parler mais il était hors de question d'évoquer ce qui s'était passé. Il avait tenté une ou deux fois mais devant mon mutisme total il avait renoncé.

Je m'en voulais vraiment de faire ça à mon père. Il s'inquiétait c'était certain mais je ne pouvais pas faire autrement.

Concernant le lycée, je n'avais pas eu besoin d'y retourner. Il ne restait qu'une semaine de cours. Mon père avait prétexté que j'étais malade au proviseur. La remise des diplômes avait eu lieu peu de temps après mais je n'avais pas envisager une seconde de m'y rendre. Charlie avait insisté mais j'avais dit « non ». J'étais diplômée et alors?

Mon beau diplôme me servirait à quoi? il avait été prévu de faire croire à mon entrée à l'université d'Alaska mais je ne serais bien sûr pas aller à l'université car j'aurais été à cette époque là un nouveau né. Je n'avais plus ce problème là dorénavant. Je n'irais ni à la fac ni nulle part. Peu m'importait vraiment où j'allais être dans une semaine, un mois, six mois. Essayer de survivre à chaque heure était déjà une difficulté en soit alors il n'était plus question de faire de projet.

Seule, sur mon lit qui était devenu mon meilleur allié, je ne pensais qu'à une seule personne : Lui.

Il me manquait comme je ne pensais pas que ce fût possible. Le manque me déchirait le c½ur. Je voulais sa peau contre moi, sa bouche sur la mienne et voir ses yeux. Ses magnifiques yeux dorés qui me regardait toujours comme si j'étais la chose la plus précieuse au monde.

Avec le manque s'était insinuée la douleur. Une douleur lancinante, forte et vive qui partait de mon c½ur et se dispersait dans tout mon corps m'empêchant parfois de respirer normalement. Ce mal était un mal puissant qui m'avait plusieurs fois donné l'envie que tout cela cesse. Je n'avais jamais été douillette mais là, je ne pouvais plus supporter. Plusieurs fois, je m'étais retrouvée sur le sol de la salle de bain une lame de rasoir près de moi. J'avais imaginé de nombreuses fois mon sang rouge et chaud couler le long de mes poignets pour finir sur le carrelage immaculé. Je pouvais même sentir mon sang se vider peu à peu de mon corps et la mort venir me prendre doucement. La douleur disparaîtrait enfin. Je pourrais être en paix.

Mais je n'étais pas encore morte. La pensée de mon père retrouvant mon corps sans vie dans cette salle de bain m'avait empêcher d'accomplir le geste mais je savais au fond de moi que la considération pour lui devenait de plus en plus faible. L'appel de la paix éternelle commençait à prendre le pas sur le reste.

J'avais essayer de me raisonner mais la raison n'avait jamais été présente dans notre histoire.

Non, notre histoire n'avait jamais été raisonnable. Un vampire et une humaine qui tombent amoureux. On ne voit ça nulle part et pourtant! Nous n'avions pas pu lutter, nous étions fait l'un pour l'autre et je savais dès le moment où je l'avais rencontré que mon destin et le sien seraient irrévocablement mêlés à jamais.

Et j'étais seule à présent. Il me manquait chaque seconde de chaque minute. J'aurais fait n'importe quoi pour le revoir mais je savais au fond de mon c½ur qu'il n'y avait plus d'espoir. J'avais espéré avant mais maintenant c'était fini. Je n'entendais plus sa voix dans ma tête. Il m'avait laissé seule à jamais avec ma douleur qui grandissait chaque jour un peu plus.

Je ne pouvais pas continuer comme ça. C'était évident. Il fallait que je fasse quelque chose. C'était décidé, d'une façon ou d'une autre, j'allais faire taire le mal.


# Posté le jeudi 11 juin 2009 18:21